Témoignage de Matitou Ls : Mireille et Richard, trimariniers heureux
" Voileux " dans l'âme, j'ai suivi l'évolution classique du dériveur à la croisière, jusqu'à éprouver le besoin d'un retour à l'authentique : Sentir mon bateau entre deux doigts et du bout du stick, vivre au contact de la mer, me poser sur le sable quand je le veux.
La rencontre d'Antoine Houdet, une matinée d'automne au Crouesty, m'a décidé à quitter la barre à roue du croiseur pour le trampoline d'un Tricat 22. A chacun sa crise de la cinquantaine! Fini les marinas, à nous l'adrénaline, la vitesse, le raid....l'aventure quoi !
C'est ainsi que mon Tricat 22 m'emmena du golfe du Morbihan en Croatie, puis l'année suivante en Corse. C'est clair, après ça, l'avenir sera " tri ".
Depuis juillet 2007, je suis l'heureux propriétaire d'un Tricat 25 standard, un compromis entre le bonheur total à la barre du T22 et la nécessité d'avoir à bord l'essentiel pour un minimum de confort, naviguer loin et souvent, malgré les impératifs d'un boulot prenant.
Retour en Atlantique, aux Sables d'Olonnes, avec vue sur l'horizon d'Ouessant à la Corogne.
En 2009, à l'occasion d'un essai, je barre unT25 sport, modèle à dérives sur les flotteurs, et là c'est le flash. Plus réactif, plus léger, plus parlant à la barre, le réglage du plan de dérive à la demande avec un bateau qui répond immédiatement... Ouaouf !
Coup de téléphone à Antoine Houdet ; la décision est prise ; suppression de la dérive centrale et implantation des dérives sur les flotteurs comme sur le T25 sport essayé ; et tant qu'on y est pose d'un panneau solaire de 30w sur un matereau, pour l'autonomie totale....I'm Free.

Affaire conclue, le chantier me rendra un bateau complètement transformé et nickel.
Le coté agréable du chantier Tricat, une structure de quatre personnes, c'est qu'il vous offre le luxe d'un rapport à votre bateau complètement différent. Ici on peut le voir naître, pas à pas grandir, se faire à vos habitudes, vos attentes, grâce à l'écoute bienveillante d'Antoine.
Mon T25 en 2009, entame une seconde vie et après la croisière d'été, le bilan se montre extrêmement positif. Si vous demandez à Mireille, mon matelot, elle vous dira qu'on peut maintenant vivre à bord sans se cogner sur la dérive à tout bout de champ et que pour un peu, il serait devenu plus grand! Quant à moi, j'ai un bateau qui démarre à la moindre risée, qui vire avec aisance, qui répond au moindre réglage du foc, du creux de bordure de gv, ou de l'enfoncement de sa dérive sous le vent.......et un demi noeud, ça compte.
Sur eau plate, tout dessus, au largue à force cinq, comptez sur onze ou douze noeuds quand même, et dites vous que le problème c'est la mer, les vagues, le clapot de merde, qui vous oblige à ralentir, car forcément il en redemande le bougre et là c'est vous qui devez lever le pied, barre d'écoute sous le vent toute!
Un ris à cinq si la mer commence à s'agiter et que vous ne voulez pas être aspergé ! Spi asymétrique à volonté dès le petit largue jusqu'à quatre. Navigation à plat qui épargne le mal de mer à l'équipage. Bateau léger, bien accastillé qui vous évite toute fatigue inutile, et la nuit, votre petit intérieur, un palace pour deux ou le cockpit sous les étoiles.
C'est comme cela que la confiance s'installe, au fil des navigations et des expériences. Comme le jour où par un force cinq-six de Nw, trois heures suffiront entre les Sables et La Rochelle...dix noeuds de moyenne pour le ti-canote, avec des surfs inoubliables, des gerbes d'eau énormes et dans des creux de plus de deux mètres. Mais on est pas obligé d'y aller par un temps pareil. Aussi le plus souvent, une bonne journée de navigation, c'est six-sept noeuds dès que le force trois -quatre nous envoi dans le près......et vous comprendrez aussi pourquoi on tutoie les trente deux-trente six pieds des copains et qu'on est désormais respectés sur le plan d'eau. Un Pornic-Sauzon, c'est à l'aise...

Et il en a encore bien des milles à engranger, "Matitou " et des choses à vous raconter.
Ah, j'oubliais, prévoir dix litres d'essence pour l'engin chaque été, juste pour les entrées de ports et le calme blanc.
